Accueil

Plougonvelin, Histoire et Avenir, Souvenirs et Ecoute

 
Vous êtes ici : Conférences - Expositions > 11 novembre 1918 > Inauguration de l’exposition sur la guerre 1914-1918

Bibliographie Plougonvelinoise
Mémoires plougonvelinoises
Ils ont marqué
la commune...

Histoire locale de Plougonvelin
Saint Haouen (Aouen)
Plougonvelin et la Révolution
Une chapelle disparue : la chapelle Saint Paul
Publications de PHASE
Les livres
Dans les Echos de Plougonvelin
Circuits pédestres
Sites remarquables sur Plougonvelin
Le fort de Bertheaume
Toul Logot
La pointe de Saint-Mathieu
Activités de la STEPP
Evénementiel
P.H.A.S.E.

Objectifs - Résumé des activités

Conférences - Expositions
Concours photos 2011
11 novembre 1918

Suivre le fil RSS de PHASE
Ligne Ligne

Version imprimable imprimante

Inauguration de l’exposition sur la guerre 1914-1918

Présentation de l’exposition par Yvon Allain, président de PHASE, lors de son inauguration le 8 novembre 2008

Nous nous devions, plus encore me semble-t-il, que pour le tricentenaire de la mort de Vauban en 2006, de marquer fortement le 90ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.
Armistice qui mettait fin à la « grande guerre », première guerre mondiale, celle dont les « poilus » qui en avaient réchappé disaient qu’elle était « la der des ders ». Nous savons tous ce qu’il en advint. Aujourd’hui, c’est réglé me direz-vous !

Un regard sur la planète suffit à jeter le doute…Des conflits, parfois à quelques heures de vol de chez nous, surgissent …Même virulence, mêmes atrocités….
Alors, empressons-nous d’entretenir la flamme de la Paix, travaillons à faire que se poursuive entre nous, entre nations, entre écoles de pensées, entre religions, le respect mutuel, la tolérance. Mais n’oublions pas ceux qui se sont sacrifiés et ont souffert pour nous donner cette paix.

Avant que n’éclate « 14 - 18 » des voix, des deux côtés, s’élevaient : « Ils sont complètement fous. Une guerre entre européens c’est une guerre civile, la plus monumentale ânerie que le monde ait jamais faite ». (Général Lyautey)
Mais le mal était fait, la grande broyeuse était lancée.

« Si nous réattaquons, j’ai cinq chances contre une d’y laisser la peau » Ecrivait Louis Pergaud.
Combien, s’ils ne l’ont écrite n’ont évalué, eux aussi, cette probabilité funeste ! Pour les gars de chez nous c’est plutôt :
« Mar tagomp adarre, am eus pemp chañs war unan da lesker va groc’henn » qui trottait dans leurs têtes.

Le même écrivain (Louis Pergaud), du fond de sa tranchée, confiait quelques temps après à son épouse : « Petite femme chérie, j’ai bien pensé à toi hier, et cette nuit et ce matin. Je souhaiterais que tu n’eusses pas plus peur que je n’ai…Je griffonne ceci sous la volée des obus…Ça continue, je lâche le crayon pour le fusil, Vive la France ! »
Louis Pergaud disparaissait dans la nuit du 7 au 8 avril 1915 au sud de Marcheville, pas loin de Verdun.

Chez nous, moins de trois semaines après le début des hostilités nos communes saignaient. Olivier Lannuzel de St Marzin fut, une vingtaine de jours après la mobilisation, « le premier tué de la commune », le 22 août 1914, à Rossignol, en Belgique à environ 20 Km à l’est de Sedan, plus de soixante cinq autres Plougonvelinois suivront, cinquante-neuf du Conquet, six de Trébabu, trente-quatre de Locmaria-Plouzané.

Commémorer l’Armistice ou s’attarder sur la guerre, le choix n’est pas à faire. Célébrons la Paix et l’amitié entre les peuples, ils sont porteurs de l’avenir du monde, notre avenir, celui de nos enfants…
Décrivant « Un matin sur la terre » Christian Signol nous dit : « Les deux artilleries s’acharnaient maintenant sur toute la rive gauche de la Meuse, impitoyables, hersant la terre, les corps, les arbres, comme elles faisaient depuis quatre ans.
Les hommes ne bougeaient plus, respiraient à peine, tendus vers la délivrance.
Un peu plus tard, à onze heures précises, le clairon sonna le cessez-le-feu officiel, mais les mitrailleuses allemandes continuèrent à crépiter pendant quelques minutes encore, puis tout se tut sur l’ensemble du front.
C’était un matin sur la terre.
A onze heures trente, sur toutes les places des villes et des villages, des hommes et des femmes dansaient »
.

Ces quelques « flashes » sur les 1560 jours de guerre sont peu de chose devant la réalité des faits.

Cette exposition nous permettra de redécouvrir, voire découvrir plus précisément, ce que fut «  14 – 18  » et en particulier de mieux connaître nos familles éplorées.

Les édiles des quatre municipalités coupent le ruban inaugural de l’exposition.

Nous remercions tous les amis qui ont mené dans leurs archives familiales des recherches de documents de tous ordres : photographies, cartes postales, lettres…

Leur participation a été fondamentale pour éclairer ces événements enfouis dans un passé déjà lointain.

Dans la perspective de 2014, centenaire de la déclaration de guerre, nous cherchons à compléter nos informations locales. Nous souhaitons donc que votre coopération se poursuive. Des documents, des renseignements qui vous ont semblé arriver trop tard pour cette exposition n’ont rien perdu de leur intérêt. N’hésitez pas à prendre contact avec nous.
(Tel : 02 98 48 35 09 ou 02 98 48 23 78 ou courriel : contact@phase-iroise.fr)

Que la Commune de Plougonvelin, les Cartophiles du Finistère, les Amis de Saint Mathieu, Monsieur le Proviseur du Lycée Amiral Ronarc’h de Brest, Monsieur Louis Bizien, collectionneur de talent, le Musée de Tradition des Fusiliers Marins de Lorient, trouvent ici l’expression de notre reconnaissance pour leur aide et leur coopération.

Publié dans les Echos de Plougonvelin de décembre 2008

Ligne Ligne

Dans la même rubrique
P.H.A.S.E.