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Ancienne batterie côtière de Toul Logot. Bilan des fouilles 2009

Après les fouilles effectuées en 2008 [1] sur les zones de la terrasse d’artillerie et du magasin à poudre, la campagne de fouilles menée par l’association en 2009 a essentiellement concerné la zone du corps de garde au nord du chemin côtier GR 34.

Ce corps de garde a été construit en 1795 suite aux conclusions d’un rapport d’inspection transmis à la Convention en 1793 et demandant en particulier le réarmement des batteries de Toul Logot et de Ruvraz (en Trégana).

Les opérations ont commencé dès le mois de mars par un important travail de débroussaillage puis de brûlage afin de dégager la zone depuis le chemin jusqu'à la limite nord de la batterie, telle qu'elle figure au cadastre et sur les plans de 1817, et sur une dizaine de mètres à l'est du pignon subsistant.

Le 2 juin, nous nous sommes donc retrouvés face à des amas de terre et de pierres recouvrant les restes des murs nord, ouest, sud et l’intérieur de l’édifice.

La première intervention a consisté à rechercher le seuil d’entrée côté sud puis à dégager l’ensemble de la base du mur sud. Peu après, le déblaiement de l’intérieur du corps de garde commençait. Ont été ainsi successivement mis au jour le seuil, une marche extérieure d’accès et les premiers éléments d’un dallage interne.

Parallèlement, un nettoyage d'ensemble de la batterie a été réalisé pour la débarrasser des hautes herbes poussées au printemps. Les travaux de dégagement se sont ensuite poursuivis tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du bâtiment : - mur ouest avec la mise au jour de la base d'une cheminée - mur nord avec le concours des "Amis du Patrimoine" - Intérieur avec la découverte des restes d'obus fiché dans le coin nord ouest Cet obus pourrait avoir créé le trou que l'on peut voir dans la base du pignon est.

En effet, plusieurs témoignages racontent que le site a servi d’objectif pour le réglage des batteries côtières allemandes pendant la seconde guerre mondiale ; l’alignement pourrait correspondre à la batterie du Goin sur la presqu’ile de Crozon.

Il est à noter, qu'à part cet élément, nous n'avons fait aucune autre trouvaille à l'intérieur du corps de garde qui parait avoir été consciencieusement nettoyé. Par contre, de nombreux tessons de poteries, éléments d'huisserie, restes d'outils ont été retrouvés aux alentours ainsi que de très nombreux morceaux d'ardoises et le solin en plomb de la cheminée, provenant de la toiture.

La disparition de cette toiture entre 1915 (dernière naissance sur le site) et 1919 (photo aérienne) reste une énigme. De très nombreuses pierres provenant des murs écroulés ont été stockées à proximité, en petites pyramides, pour une utilisation éventuelle lors de la consolidation des ruines. Les travaux se sont terminés par le dégagement du pied du pignon est.

Début juillet, nous avons reçu la visite d’enfants du Centre social de Kerangoff à Brest.

Depuis plusieurs semaines, ces enfants, venant à la plage, suivaient la progression de nos travaux.

Ils ont souhaité s’y associer et être initiés aux techniques de fouilles......ce fut un vrai plaisir !

Fin septembre, à la demande du Service Régional de l'Archéologie de Rennes et de l'Architecte du Patrimoine mandaté par le Conseil Général pour effectuer une étude de sécurisation et de conservation des ruines, nous avons repris un complément de recherche sur le parapet. Il s'agissait de statuer sur l'existence ou non d'un parement interne de pierres de ce parapet. La recherche effectuée sur 2 jours a permis de retrouver les traces d'une sorte de parement de pierres plates disposées verticalement qui devaient être surmontées par quelques rangées de pierres sèches ainsi qu'on peut le voir, en continuité, sur un élément subsistant à l'extrémité ouest. A l'issue, le chantier a été sécurisé et fermé dans l'attente du programme de mise en valeur qui devrait être lancé en 2010 par le Conseil Général du Finistère, propriétaire du site.

Pour PHASE, Robert LE GUEN.


[1] cf le rapport des fouilles 2008

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