Inauguration de la batterie de TOUL-LOGOT


le 29 octobre 2013


(extrait du journal Ouest-France du 31 octobre 2013)

Toul Logot, une batterie côtière de Vauban

En l’absence du président du conseil général, Pierre Maille, en réunion à Matignon mardi matin, c’est Chantal Simon-Guillou, conseiller général qui a coupé le ruban inaugural devant la batterie de Toul Logot.

La batterie côtière de Toul Logot, sauvée des ronces, a retrouvé sa place au milieu du système de défense créé par Vauban pour protéger Brest. L’ensemble est visible du public, sur un chemin des batteries.

Située sur un site qui appartient au conseil général depuis 1984, Toul Logot défendait la rade contre l’ennemi, les Anglais notamment, au XVIIe siècle. « Les archives évoquent le mouillage d’une flotte anglaise devant Bertheaume, en 1694, avant une tentative sanglante de débarquement sur la plage de Treaz-ruz à Camaret », rapporte Rémy Le Martret, président de Phase, association très impliquée dans le travail de valorisation des batteries de Vauban.

Après des recherches historiques, c’est un membre de l’association, Robert Le Guen, qui a établi l’emplacement de la batterie de Toul Logot, enfouie sous la végétation. Des fouilles, entamées en juin 2008 avec une trentaine de bénévoles, ont permis rapidement de mettre au jour des vestiges.

Le « vestibule de Brest »

Le conseil général a confié la valorisation du site à un architecte du patrimoine, Dominique Lizerand. « On a retrouvé l’emplacement des batteries, l’abri de veille et dégagé la poudrière », rappelle-t-elle.

Les lieux sont désormais accessibles au public, sur le tracé du GR 34. On y a une magnifique vue sur « le vestibule du port de Brest » comme l’appelait le Marquis de Vauban. Des panneaux d’interprétation permettent d’imaginer les lieux tels qu’ils se présentaient, « les vestiges étant simplement cristallisés », expliquent Dominique Lizerand et Jean-Yves Besselière, coordinateurs des travaux.

Cheville ouvrière de cette réhabilitation patrimoniale pour laquelle le conseil général a investi 195 000 €, Robert Le Guen rêve maintenant de la mise en place de deux canons d’époque.

Creative Commons Attribution icon Creative Commons Noncommercial icon Creative Commons Share Alike icon Le document ci-dessus est la propriété de l'association PHASE. Les droits de ce document sont régis par une licence Creative Commons, et plus précisément les versions 1.0, 2.0, 2.5 (Paternité - Pas d'utilisation commerciale - Partage des conditions initiales à l'identique) de Creative Commons, plus connue sous le nom de « CC-BY-NC-SA ».