Yves Lars et Jacques Petton


Deux facteurs du XXè siècle

Yves Lars (1907-1983


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Yves Lars

Yves Lars naît à Kernaët en Plougonvelin le 27 mai 1907. Son père Hervé Lars est né le 6 mai 1875 et sa mère, Marie-Olive Michel le 15 mai 1875. Le 4 février 1934 à Plougonvelin, il épouse Catherine Bréhier.
De leur union naissent deux enfants Hélène, épouse Minguy, qui habite 10, rue des Martyrs à Plougonvelin et Hervé qui est décédé. Yves est décédé le 21 mai 1983 et est inhumé à Plougonvelin de même que son épouse Catherine.

A 14 ans, Yves vient comme commis de ferme chez une sœur de sa mère, Jeanne Michel épouse Auguste Le Guen qui tient une ferme rue de Bertheaume, appelée à l’époque « Rheun ar Gosker ».

Il y est resté jusqu’à son entrée aux P.T.T, au début de la guerre 1939-45 où il devient facteur sur sa commune.
Avant de commencer sa tournée, il devait se rendre, en vélo, au Conquet qui était le centre de tri du coin, pour prendre le courrier et il en revenait chargé comme un mulet car en plus de son courrier il acheminait aussi celui de son collègue, Jackig Petton, qui ne pouvait aller le prendre car effectuant sa tournée à pieds.
Tous les deux ils se retrouvaient ensuite dans un local appartenant à Mimi Cloître où, après avoir trié le courrier, chacun prenait possession de sa part. Il distribuait le courrier en partant du Bourg puis desservait le Trez-Hir en passant, rejoignait le Cosquer, Traon-Brouen et revenait par Vinigoz, Saint-Aouen pour finir par la rue du Lannou.

Cette tournée très longue, il l’effectuait à bicyclette avec des colis sur le porte-bagage de l’avant, d’autres sur celui de l’arrière et en plus deux lourds sacs de courrier sur le dos.

La distribution de courrier était, à l’époque très pénible, il fallait rouler par tous les temps : pluie, tempête, neige, verglas et même certains jours fériés comme le jour du premier de l’an étaient jours de travail. En plus d’être difficile, pendant la guerre, il n’était pas sans risque. Un jour un éclat d’obus frôla sa roue avant et il ne dut qu’à la chance de n’être pas blessé ce jour-là.

En plus de sa fonction de facteur, Yves a tenu pendant quelques années la coopérative agricole, fournissant aux agriculteurs graines, semences, engrais et tout le nécessaire pour leur métier.

Il a pris sa retraite de facteur en 1966 à l’âge de 59 ans après une vie bien remplie faite de courage, d’abnégation de serviabilité et de discrétion et de service.

Jacques Petton (1891-1971)


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Jacques Petton

Jacques Petton, familièrement appelé «  Jackig   », fils de René Petton et de Françoise Petton, est né au village de Kéruzas à Plougonvelin le 20 octobre 1891.
Le 20 août 1921, il épouse, à Plougonvelin, Marie-Jeanne Louise Le Mao. De leur union naissent trois garçons et une fille : René, Germaine, François et André. Des quatre enfants, Germaine, épouse Bellec, est la seule encore en vie. Elle habite rue de Bertheaume et plusieurs de ses petits-enfants vivent encore sur la commune.
Il est décédé le 13 mai 1971 à Plougonvelin et est inhumé au cimetière de cette commune de même que sa femme, Marie-Jeanne (née le 1er mai 1892) et décédée le 13 septembre 1946.

Jackig a commencé sa carrière comme facteur à Plougonvelin et a exercé cette profession sans discontinuer, même pendant la période d’occupation de la guerre 1939/45.
Homme simple et discret, il était, cependant, très populaire à Plougonvelin.

Chaque matin, chacun guettait son passage avec impatience. Il apportait le courrier, les journaux et petits colis mais aussi des nouvelles fraîches de la commune, à une époque où les moyens de communication n’étaient pas ceux d’aujourd’hui.
Jackig était apprécié de tous car serviable, souriant, d’humeur égale et plein d’humour.
Sa tournée du Bourg à Saint-Mathieu et vice-versa, il l’effectuait à pieds, par tous les temps, avec son lourd sac de courrier sur le dos. Curieux de nature, en passant par les petits chemins, parfois boueux, rien ne lui échappait.
Parfois, ayant cru apercevoir quelqu’un ou quelque chose au passage, il revenait en arrière en courant pour s’en assurer et repartait de plus belle pour rattraper le temps perdu. Il passait à la même heure tous les jours dans chaque maison et si, parfois, on lui proposait une boisson froide ou chaude, il la buvait rapidement et ne s’attardait jamais longtemps.

Il a toujours exercé, avec bonhomie et bonne humeur, son métier si difficile surtout en hiver par temps de pluie, de vent, de grêle, de gel ou de neige.

En 1956, après de nombreuses années de bons et loyaux services rendus aux Plougonvelinois, dans des conditions parfois très pénibles, il a pris sa retraite. Sans doute, a-t-il regretté plusieurs fois ce contact amical qu’il avait avec la population qui ne l’a pas oublié puisque 40 ans après les jeunes de l’époque se souviennent encore de lui.

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