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Sept frères à la guerre

La famille Rioual de Plouzané, fut particulièrement touchée, puisque sur sept garçons qui se trouvèrent en même temps ou successivement à l’armée, trois furent tués

Parmi les provinces qui payèrent un lourd tribut lors de la guerre 1914-1918, se place certainement la Bretagne, pourtant éloignée du théâtre des opérations, qui se déroulèrent en grande partie en Lorraine. L’Etat Français, en particulier le gouvernement et, en l’occurrence, l’Etat Major savaient qu’ils pouvaient compter sur les jeunes Bretons, présentés à juste titre comme courageux, durs au mal, patriotes et par conséquent utilisés bien souvent pour monter au front en première ligne. La famille Rioual de Plouzané, fut particulièrement touchée, puisque sur sept garçons qui se trouvèrent en même temps ou successivement à l’armée, trois furent tués. Le dernier de cette famille nombreuse, Joseph, appelé plus communément Job, ne participa pas à l’hécatombe ; né en 1903, il était trop jeune pour être enrôlé. Mais il a été particulièrement marqué par les expériences de ses aînés, telles qu’il les a entendues de leur bouche. Il en parlait souvent, avec émotion et dévotion. Il eut l’idée, à plusieurs reprises de retranscrire ce qu’il avait en mémoire, sans oser pourtant prendre la plume. Enfin à 81 ans, très affaibli – il devait mourir quelques semaines après les avoir dictés – il demanda à un de ses neveux, Louis Rioual, le fils de Pierre, d’être son scribe.

Voici comment Job a raconté ses souvenirs :

« Le premier à mourir fut François : il fut porté disparu le 27 août 1914, c’est-à-dire vingt-cinq jours après le début des hostilités. En compagnie de son frère Paul, il avait rencontré les Allemands à Bapaume. En entendant le bruit du canon, il dit : « Voici la soupe chaude ; mais ne te fais pas de bile, Paul, tout à l’heure les Allemands vont détaler comme des lapins. » Son assurance et sa bonne humeur ne réussirent pas à le sauver. Avant de mourir, l’aumônier lui dit, à lui ainsi qu’à ses camarades, après être monté sur un monticule : « Nous serons bientôt en danger de mort : agenouillez-vous, je vais vous donner l’Extrême Onction. » Plus tard, la veuve reçut une lettre du caporal, qui avait vu son mari râlant contre un mur ; François avait donc été tué à la baïonnette. Comme cette arme lui avait cassé son bracelet et enlevé sa plaque d’identité, on ne retrouva pas son corps. Gabriel appelé plus couramment Biel, car à cette époque nous parlions le Breton, le suivit rapidement, exactement un mois plus tard, le 27 septembre 1914. Le 2 août, il s’en allait à Saint-Renan en charrette lorsqu’il entendit le tocsin. Il revint à pied à la maison, avec dans les poches les louis d’or correspondant au prix de la vente d’un cheval. Bien qu’il ne fût pas très riche, puisqu’il avait acheté sa ferme deux ans auparavant seulement, il décida d’en emporter une partie à l’armée et de placer le reste à la Caisse d’Epargne. Il fut porté disparu lui aussi, à Vitry-le-François. On pensa qu’il était tombé dans un trou de bombes ou dans une tranchée. Or, un jour en 1928, en charruant son champ, un paysan retourna un cadavre qui avait à son cou un gousset métallique et quelques louis d’or ; de plus le corps était bien conservé dans la terre glaise. C’est ainsi que les autorités militaires alertèrent sa veuve et son frère Pierre qui vinrent confirmer, au vu des documents, qu’il s’agissait bien de lui. Quant à Hervé, il mourut plus tard, en 1917 : il fut tué à Verdun alors qu’il combattait dans l’artillerie légère.

Le premier de ceux qui eurent la chance de revenir fut l’aîné Paul. Il s’en alla de la Trinité, en Plouzané, le dimanche 3 août 1914. Lors d’une attaque, il pensa quelque temps que c’en était fini pour lui : en effet il avait reçu une balle dans le genou, ce qui l’empêchait de battre en retraite. Aussi décida-t-il d’attendre la mort, adossé contre un arbre. "Puisque je dois mourir, je vais faire payer ma peau", se dit-il, et il se mit à tirer sur tous les Allemands qu’il voyait. Bientôt il reçut une balle dans l’épaule, il crut que sa dernière heure était arrivée, quand il vit un Allemand s’approcher de lui, mais celui-ci lui dit :’’Gute Franzosich’’, en faisant allusion sans doute à ses qualités de tireur. Puis il lui fit un pansement, et il lui boutonna sa veste ; ensuite il lui présenta une fiole mais Paul se méfiait, car il avait entendu dire que les Allemands avaient recours à tous les moyens pour éliminer les Français, même par les boissons empoisonnées. L’Allemand, comprenant sa méfiance, but une rasade avant lui et lui tendit sa gourde : la boisson, très forte, le remit un peu sur pied. Avant de s’en aller, son adversaire-ami cassa son arme, car il craignait d’être abattu dans le dos et lui fit un signe de croix. Paul découvrit alors que cet ennemi si serviable était un aumônier. Puis vint à passer une bande de soldats allemands, dont l’un lui offrit un bidon de café noir ; le second fortifiant lui fit encore plus de bien et lui permit d’attendre l’arrivée des secours français. Paul fut transporté à Arras, puis à Boulogne sur Mer. Quand il sortait un peu en ville, les passants qui reconnaissaient en lui un brave lui faisaient des cadeaux. Plus tard il débarqua à la maison, à la Trinité. Après une brève convalescence, il repartit à la caserne. Mais il eut mal à la jambe pendant quelque temps ; il lui arrivait même de défiler avec une canne. Puis ce fut de nouveau les tranchées, où il attrapa une angine tellement grave, qu’il faillit étouffer. Ramené à l’arrière dans une baraque, il reçut la visite du médecin qui se mit en demeure de crever le phlegmon qu’il avait au fond de la gorge. Tout à coup l’abcès creva et sortit brutalement de la bouche ; le médecin n’eut pas le temps de s’écarter et le reçut dans sa barbe : "Ahr ! Ahr !" s’écria-t-il de dégoût, tandis que Paul poussait lui aussi un "Ah ! Ah !", mais de soulagement. Bref, il guérit une fois de plus, vint en permission, et naturellement repartit au front. C’était sérieux, car il se trouvait à Verdun. Lors d’une attaque il alla droit au trou où il savait l’existence d’une mine, il y jeta une grenade, ce qui fit sortir deux Allemands chargés de la mise à feu. Ils criaient, en suppliant : "Camarade ! Camarade !" Pour les impressionner, Paul tira un coup de fusil et blessa l’un d’eux à la main. Comme il se souvenait d’avoir été sauvé par un de ses ennemis, il voulut payer sa dette. Il soigna donc ses deux adversaires, dont l’un avait quatre enfants, ce qu’il comprit d’après les gestes du soldat allemand : en effet celui-ci lui indiqua les diverses tailles de ses rejetons. Il en était à sympathiser avec ses deux prisonniers, quand lui-même fut fait prisonnier par une bande d’Allemands. C’est ainsi qu’il fut conduit en Allemagne, en captivité pendant trois ans. Dans les débuts, il fut logé dans un camp humide, situé dans les marais ; il fallait même creuser des tranchées – toujours des tranchées – autour de la tente. Pendant la journée, il allait travailler, notamment dans une usine de fils de fer. Il se servait d’une pince pour tordre le fil incandescent. Il faisait tellement chaud dans cette fonderie que Paul travaillait torse nu. Ces conditions difficiles lui occasionnèrent encore un abcès, à la dent cette fois-ci. Il demanda de se faire examiner, il se présenta à l’infirmerie, il remplit une fiche avec laquelle il devait se présenter le lendemain à l’hôpital. Mais pendant la nuit, l’abcès disparut, ou peu s’en faut.
Que faire devant ce nouveau miracle ? Pauvre Paul ! Heureusement il était ingénieux. Il bourra sa bouche de papier pour faire croire à une chique et se mit à geindre lamentablement ; sans l’examiner, le médecin lui signa un bon de convalescence. A peine sorti, mon frère jeta le papier, évidemment et put passer quelques jours à l’infirmerie. C’était toujours autant de gagné. Quelque temps plus tard, il fut demandé par des paysans pour travailler à la ferme, ce qui lui convenait mieux. Il rendit de grands services à ses employeurs, car il était courageux ; il connaissait bien son métier, et notamment savait bien tuer les cochons, qu’il égorgeait après les avoir assommés au moment où ils mangeaient du son. Comme il était interdit de manger du porc en grande quantité, il récupérait le sang dans une bassine, puis allait le répandre dans un champ, qu’il labourait aussitôt. Comme il était apprécié, il fut invité un jour à trinquer le retour du frère des propriétaires ; son verre à peine rempli, Paol – c’est ainsi que tout le monde l’appelait – le vida ; son patron le lui remplit encore.

Paul attendait par politesse que le permissionnaire se mit à boire, il l’imita ; mais quelle ne fut pas sa surprise de voir son patron, qui lui avait fait remarquer qu’on ne buvait pas avant d’être invité, avaler le reste de la bouteille au goulot ! Et pourtant la boisson était forte ! Ne pensez pas cependant que Paul ne passait que du bon temps : trois ans de captivité, c’est long. Il recevait des colis de la maison, de sa femme Maryvonne ; mais comme il était généreux, il partageait avec ses compagnons d’infortune ; il remarquait curieusement que les prisonniers italiens n’en recevaient jamais : n’était-ce pas la coutume, étaient-ils très pauvres ? Il aida même l’un de ses amis à s’évader, ce qui réussit ; lui aussi s’apprêtait à partir en cavale en passant par la Hollande, mais il n’eut pas besoin de mettre ses projets à exécution : ce fut l’Armistice. Malgré ces dures années, Paul revint riche d’Allemagne : il avait beaucoup de souvenirs, et surtout parlait convenablement la langue, ce qui fut utile durant le deuxième affrontement entre les deux pays, la guerre 1939 – 1945. Bref, il "se débrouillait bien" en Allemand, comme on dit. Certains disent qu’il parlait encore mieux cette langue quand il avait bu un petit coup…

L’histoire de Pierre est aussi dramatique, sinon plus. Nous étions tous les deux à travailler au champ, au Rheun. Je conduisais le cheval, lorsque tout à coup nous vîmes, sur la route, François Mazé, qui venait dire à Pierre de partir. A peine arrivé au front, il échappa de justesse à la mort : en effet son plus grand camarade, tout proche de lui, fut happé par un obus ; il prononça deux phrases, en Breton bien sûr : "Je ne suis pas encore tué," puis "Un pansement, s’il vous plaît," et mourut. Pierre a avoué ensuite que c’était la chance la plus terrible qu’il eût dans sa vie. Il est vrai qu’il connut beaucoup de dangers, car il faisait partie des bataillons de marche chargés d’apporter un renfort pour les coups durs ; heureusement, quand il arrivait, l’attaque avait parfois eu lieu. C’est ainsi qu’il parcourut presque tout le front. Au cours de ces terribles années de carnage, qui éliminèrent de la carte des villages entiers, c’est des conditions climatiques qu’il eut à souffrir le plus : en effet l’hiver 1915 – 1916 fut terrible : il fit très froid, comme on ne l’avait pas vu depuis un siècle ; les tranchées, d’habitude humides, devinrent dures comme du caillou : le vent soufflait dans ces plaines dénudées, puisqu’il ne restait plus un arbre. Pierre eut donc les pieds gelés et fut contraint à l’immobilité complète, ce qui le sauva peut-être, car il fut transporté à l’arrière sur des brancards et il ne put participer aux attaques. Bientôt il fut ramené à l’hôpital de Thiers, puis, après amélioration de son état, à Plouzané. A peine guéri, il fut rappelé au front, mais au bout de quelque temps il fut ramené à l’arrière, car il avait perdu trois frères à la guerre. Il retrouva dans une baraque un autre frère, Louis, dont la corvée était notamment d’aller chercher le café. Mais ce dernier la laissait toujours à l’autre, en qui il avait une grande confiance ; peut-être aussi avait-il un peu peur. Il faut que je vous raconte une anecdote que les deux frères aimaient beaucoup. Ils se trouvaient dans la baraque dont j’ai parlé en compagnie d’Algériens. Or un jour, leurs narines furent alertées par une odeur nauséabonde, infecte, insoutenable ; cela ne pouvait plus durer. On fouilla partout. Enfin on découvrit la cause de ce fameux parfum : il s’agissait d’un chapelet d’oreilles – allemandes , bien entendu – qu’un des Algériens gardait précieusement, en guise de souvenir, pour en faire cadeau à sa femme : celle-ci ne vit jamais le collier, car on l’arracha à son propriétaire et on le jeta.

Quant à Guillaume, il connut un sort plus particulier, puisqu’il fut l’ordonnance du capitaine Leclerc, le grand père d’Edouard, le propriétaire des grandes surfaces du même nom. Il avait quitté Mescloziou pour venir au Rheun remplacer Gabriel, lorsqu’il fut appelé en septembre 1914. Il se lia un peu avec son capitaine, qui le tenait en haute estime, il put même venir en permission pour se marier et à cette occasion, il reçut, de la part de l’épouse de son supérieur, en cadeau de noces, une belle et grande montre à cadran rouge qui marcha très bien pendant longtemps. Un jour, ce chef fut lui-même réprimandé par son général parce qu’il avait les chevaux trop longs ; aussi reçut-il l’ordre de les couper au plus vite. On fit appel à Guillaume, qui à l’occasion jouait au coiffeur. Satisfait du travail, le général lui demanda de le coiffer lui aussi ; Guillaume s’exécuta, mais comme il était très ému, il avait la main qui tremblait ; la tondeuse accrochait. Le général, qui était un homme coléreux, s’écria : "il m’arrache la chair". Le pauvre "Laouic" ne savait plus que faire : heureusement le capitaine Leclerc, qui se trouvait présent, l’encourageait, par des mimiques, à ne pas renoncer. Cependant il connut aussi des moments moins gais ; il faillit même mourir lui aussi, comme beaucoup d’autres, mais il fut sauvé par son casque : lors d’une déflagration, il eut juste le temps de se coucher, il reçut tout de même un éclat d’obus ; c’est le casque qui amortit le choc. Mais sa partie métallique le blessa au front, et il eut par derrière une trace en forme de croix. Il fut expédié à Menton, la ville de la Côte d’Azur la plus proche de la frontière italienne ; après s’être fait soigner, il vint en permission, puis repartit à la guerre.

Au cours d’une attaque, il perdit son meilleur camarade, Laurent Roger, de Kérézoun. Les soldats avaient reçu l’ordre de se coucher, car une explosion était imminente ; saisi de peur, ce brave compagnon resta planté droit, il fut fauché, il tomba raide, aux côtés de son ami. Plus tard, après la victoire des alliés, Guillaume resta en Allemagne, comme occupant. De temps en temps, il s’ennuyait, il allait poser des collets dans la campagne. Un soir le braconnier français tomba nez à nez avec le garde champêtre allemand en armes ; il réussit à prendre un air innocent et à changer de direction : le vainqueur avait eu peur du vaincu.

Mais si j’ai gardé pour la fin l’histoire de Louis, ce n’est pas seulement parce qu’il partit le dernier, mais aussi et surtout parce qu’il formula admirablement la situation de toute la famille au cours d’un épisode qui faillit mal tourner pour lui. En effet, il ne faut pas oublier que tous ces sept frères avaient un père et une mère, et il est facile d’imaginer leurs peines, leurs angoisses, leurs deuils, leurs souffrances durant ces quatre années d’épreuves. A un moment donné, ils avaient perdu trois de leurs enfants pendant que les quatre autres couraient des dangers susceptibles de leur faire connaître le même sort.

A cause des pertes subies par cette famille, le commandant militaire avait autorisé Louis à rester un peu à l’arrière, comme muletier, c’est-à-dire comme conducteur de charrette chargé du ravitaillement. Mais un lieutenant s’était mis dans la tête d’envoyer mon frère au front ; or Louis refusait et même réclamait une permission exceptionnelle. Le lieutenant, furieux de ce refus d’obéissance, s’apprêtait à le faire passer devant le Conseil de Guerre, quand le capitaine, qui passait par là, demanda les raisons de cette effervescence. Il fit venir l’accusé et l’interrogea à son tour : "Que veux-tu ? – Je veux une permission exceptionnelle – Mais pourquoi ? – Pour aller consoler mes parents – Mais, de quoi ? – De la mort de mes trois frères." Le capitaine resta cloué de surprise : profondément ébranlé, il donna aussitôt raison à Louis, déchira le dossier de son inculpation, lui accorda une permission, sans oublier de punir le lieutenant imbécile et inhumain.

Il faudrait que je dise aussi quelques mots sur le retour des combattants à la maison. Si l’on excepte Guillaume qui resta occuper l’Allemagne, les autres revinrent chez eux après l’Armistice, mais pas tous ensemble. Ce fut d’abord Paul, qui arriva d’Allemagne, puis Louis, et enfin Pierre. Lorsque ce dernier revint, il fut surpris de ne voir personne dans la cour, de n’entendre aucun bruit ; il frappa à la porte une première fois, mais personne ne vint lui ouvrir, il frappa encore, en criant :’’Il n’y a que des morts ici !’’ Alors, on vint vers lui ; tout le monde était triste, alors qu’il s’attendait à une réception joyeuse. Il comprit vite : Paul était gravement malade, il avait la typhoïde, contractée sans doute par des provisions avariées ; en effet sa femme Maryvonne lui envoyait des colis contenant de la viande, mais celle-ci parvenait parfois très tard au destinataire et se gâtait. Bref, Paul était entre la vie et la mort, une fois de plus ; je revins avec des médicaments, je les donnai à Louis qui faisait office d’infirmier ; nous étions tous très inquiets, surtout que l’infirmière avait dit : "C’est à quitte ou double". La robuste constitution et la bonne étoile de Paul lui permirent une fois de plus de s’en sortir. Un autre retour mérite d’être mentionné, c’est celui du frère de Maryvonne, Jean Gourvennec de Kerrarrous, dont la famille n’avait pas envoyé de courrier, on le croyait mort ; quand il apparut dans l’encadrement de la porte, les siens crurent à un mirage, mais c’était un miracle.

Voilà ! J’ai évoqué quelques souvenirs de famille, centrés autour de la guerre, qui nous fut très cruelle, à ma famille et à moi, le dernier, qui étais trop jeune pour partir et qui suivais avec angoisse l’histoire de mes sept frères. Trois sont morts au Champ d’Honneur et ont leurs noms gravés sur les registres officiels et sur les monuments ; quatre autres ont couru de grands dangers et sont sortis vivants de la tourmente. Si leur sort a été différent, ils ont mérité tous les sept d’être appelés "des braves".

Fait à Trégorf, en Saint Renan, le mardi 30 octobre et le lundi 5 novembre 1984. Job Rioual. (Décédé le 15/12/1984 à Trégorf) Confié à PHASE par Louis RIOUAL.

Publié dans les Echos de Plougonvelin de mars 2009

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