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Une nouvelle stèle de l’âge du fer à Plougonvelin

   Dans un article intitulé "Les Gaulois à Plougonvelin" paru dans les Echos d’octobre 1994, nous avions attiré l’attention sur ces grosses pierres soigneusement taillées que les spécialistes appellent « stèles de l’Age du fer ».

Destinées à marquer l’emplacement d’une ou plusieurs tombes à incinération, ces monuments demeurent aujourd’hui le témoignage le plus tangible de la présence des Gaulois sur notre sol à partir des années 500 avant J.C.
Une quinzaine ont été recensées dans les limites de la commune, dont les deux plus célèbres sur la route de Saint Mathieu, connues sous le nom de "Gibet des Moines".

Cet inventaire vient de s’enrichir d’une nouvelle unité grâce à M. Lucien Chapel.
Ayant besoin de pierres pour les fondations du mur de son jardin situé rue de Saint Jean, des agriculteurs des secteurs de Saint Marzin et de Trovern lui livrèrent vers 1971-1972 un lot récupéré lors de l’arasement des talus. Dans celui-ci se trouvait une petite stèle qu’il mit de côté et que nous venons d’identifier comme telle.

Elle est de forme tronc pyramidale au-dessus d’une embase renflée destinée à la stabiliser dans le sol. Elle mesure en l’état actuel 0,70m, mais comme elle a été brisée à son sommet, il faut lui ajouter approximativement 0,30m. Le matériau est un granite clair, roche non locale dont un géologue pourrait déterminer la provenance (granite de Saint Renan ?).

Vue de face de la stèle avec les cupules.
La stèle de trois quarts gauche.

Il s’agit donc d’une petite stèle comparée à des monuments plus imposants comme ceux du "Gibet des Moines". Mais son intérêt principal réside dans la présence sur l’une de ses faces de 11 cupules. Ce sont des petites dépressions circulaires d’un diamètre moyen de 5 cm et d’une profondeur de 1 à 2cm.
Dans une excellente synthèse récente intitulée "Les stèles de l’Age du fer dans l’Ouest de la Gaule"(2005, p.92), M. Y. Daire signale un certain nombre qui offre la même particularité, dont justement l’une des deux stèles du "Gibet des Moines". Les dites cupules ont fait couler beaucoup d’encre et restent pour nous un mystère. On en a relevé aussi sur des monuments mégalithiques beaucoup plus anciens de l’époque néolithique ou de l’Age du bronze.

De manière étonnante, une croix plate conservée au musée de Saint Mathieu et trouvée jadis sur le territoire de Plougonvelin, en est couverte sur ses deux faces. Il est probable que l’on ait réutilisé une dalle d’un monument mégalithique, peut-être avec la volonté de canaliser des croyances préchrétiennes. Car, quelle était la signification de ces énigmatiques cupules ?

On a évoqué le culte des eaux, sacralisation de la pierre par l’eau du ciel, même en position verticale. On a aussi pensé à un symbolisme stellaire, hypothèse séduisante mais impossible à vérifier.

Quoi qu’il en soit, si l’intérêt esthétique de la nouvelle stèle de Plougonvelin peut paraître limité, son caractère symbolique est évident:elle témoigne du fort attachement des hommes depuis des siècles jusqu’à nos jours pour ce petit coin de terre. Pour cela ne mériterait-elle pas d’être mise en valeur dans un lieu public ?

Confié à PHASE par J.Y. Eveillard.

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