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Le cheval breton

« Enfants de la ville ou de la campagne, tous ceux dont la route a croisé un jour celle du cheval de trait s’en souviennent comme si c’était hier. Les odeurs. La chaleur. Le bruit des sabots sur la route. Les ordres. Les foires. » (Gérard Alle : Le cheval breton au travail).

« Le terrain fait l’homme » dit-on. A ce dicton on peut ajouter en Bretagne « mais aussi son cheval ». Au cours des siècles le paysan de notre région et son cheval ont été liés par une forte complicité et un attachement empreint, le plus souvent, d’une réelle affection.

Capital vital pour toute exploitation agricole, il était le moteur indispensable à l’homme pour tous les travaux de force.

De son origine armoricaine à notre époque, de nombreux croisements locaux et extérieurs ont fait évoluer la morphologie et les qualités de notre cheval qui a cependant gardé le qualificatif de « breton ».
Il semble que dès les XIIème et XIIIème siècles, des mélanges aient été réalisés entre des juments locales et des étalons de race orientale ramenés des Croisades.

C’est finalement au XVIIIème siècle que les métissages se multiplièrent. En effet, les Etats de Bretagne, jugeant mauvaise la race bretonne, importèrent des étalons Anglais, Irlandais, Espagnols, Hongrois pour l’améliorer. Interrompu par la Révolution, l’achat de ces étalons reprit lors du rétablissement des haras par Napoléon 1er. Dès cet instant, la place de la Bretagne, et en particulier du Léon s’affirma dans l’élevage du cheval, tandis que , hors Léon, les paysans continuèrent à préférer conduire leurs juments à des étalons "indigènes".

Chevaux du voyageur par excellence, rustiques et résistants aux intempéries, «  les bidets bretons  » auraient alors été les seuls à avoir survécu à la campagne de Russie.

C’est à partir du milieu du XIXème siècle, par l’introduction de géniteurs Percherons, Boulonnais, Ardennais et surtout Norfolk Anglais, qu’apparaîtra le Cheval Breton actuel. Dès 1844 les premiers étalons furent placés dans la région de Saint Pol de Léon puis, par la suite, plus au sud du département, à Bannalec et à Scaër . L’armée l’utilise alors pour ses officiers et son artillerie, et il contribue au transport en diligence.

L’arrêt, en 1909, des achats d’étalons Norfolk , la demande en chevaux essentiellement destinés aux travaux agricoles, entraînèrent un alourdissement de l’animal et son évolution de « Postier Breton » vers l’incontestable fleuron de la race le « Trait Postier Breton ». Les haras recrutaient de façon extrêmement sélective les futurs géniteurs de cette catégorie, à l’issue d’une présentation qui était à la fois un concours de modèle, de maintien, de tenue, de fond, de dressage, complété d’une épreuve sportive de "haut niveau".

Yvon Le Berre dans "Un siècle de Cheval Breton" conclut : « Aucune autre race, en France, ne subissait autant de sélection par ce genre d’épreuves destinées à valoriser les allures et le tempérament du "Trait Postier Breton" ».

De grandes foires annuelles attiraient les acheteurs à Landivisiau, Landerneau, Morlaix .

Entre 1900 et 1940 des trains remplis de chevaux quittaient la gare de Landivisiau pour toutes les régions de France et du monde : Europe du sud, Afrique du nord, Amérique du sud, Japon.

Doté d’allures énergiques et d’une remarquable docilité, le cheval breton était élevé dans de petites unités de une à trois poulinières.
Eduqués dès leur plus jeune âge, les poulains faisaient preuve toute leur vie de beaucoup de familiarité et, généralement, d’une grande douceur.

La mécanisation du monde agricole, à partir de 1950, a fait disparaître, presque totalement, le cheval de nos campagnes. Cependant de nouveaux espaces se sont ouverts à lui, en particulier en sports équestres, pour les concours d’attelage par exemple.

Il apparaît encore parfois, en zone légumière, pour le binage. C’est aussi un auxiliaire précieux en milieu forestier pour approcher les parcelles mal desservies, éclaircir les jeunes plantations, effectuer les travaux de débardages.

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