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Les cafés du Trez-Hir et de Bertheaume

 1 An Daou Di : Le Magellan et Kan ar Mor

Corentin Le Fur et sa famille sont arrivés dans notre commune en 1955. Aussitôt, ils entreprennent la construction d’un immeuble de belle taille au Trez-Hir. Deux commerces occupent le rez-de-chaussée : une alimentation générale gérée par Corentin et son épouse et un bar, café, crêperie tenu par sa sœur Anne-Marie. Le nom du commerce vient de là, les deux maisons, en Breton “An Daou Di”, gérées par la famille Le Fur jusqu’en 1974.
Monsieur et Madame Pierre Lansonneur assurent alors leur succession. La presse, le tabac, un restaurant sont rapidement venus accroître l’activité commerciale de l’ensemble qui toutefois s’était séparé de l’alimentation générale.

De nouveaux propriétaires, Monsieur et Madame Maubian ont pris le relais entre 1998 à 2001 ; puis Marie-Pierre et Jean de 2001 à fin 2006.
Aujourd’hui, la gestion du café, tabac, journaux, « Le Magellan », est assurée par Monsieur et Madame Durvin et la crêperie, restaurant, le « Kan ar Mor », par Monsieur Le Dreff.

 2 Du Café de la Plage à l’Ananas Café

Bien avant les années cinquante deux bistrots existaient au Trez-Hir, au bas de la rue Saint-Yves qui mène du bourg à la plage.
L’un, café-tabac occupait l’actuel numéro 127. Il a été propriété de la famille Floc’h jusqu’en 1955. C’est à sa fermeture que le bureau de tabac fut dévolu à An Daou Di.
L’autre, le ‘’Café de la Plage’’ était tenu par Monsieur et Madame le Bars et assurait aussi le commerce des journaux. Cet établissement, vieillot et difficilement géré par Monsieur Le Bars dont l’épouse, aveugle mais souvent présente au coin du bar, ne pouvait guère beaucoup l’aider, avait un cachet des plus rustiques : il arrivait que pigeons, poules et lapins y déambulent en liberté.

La presse de l’époque n’avait pas le développement actuel. Les divers magazines s’étalaient sur deux ou trois tables du bistrot en guise de présentoir. C’est dans cet établissement que les premières revues pornographiques ont été proposées aux lecteurs Plougonvelinois. Les ados n’étaient pas les derniers à y attacher un certain intérêt. La consultation de quelques pages “osées” par de jeunes lecteurs venus acheter des confiseries ne posait aucun problème au tenancier. Cependant, constatant qu’après leur passage, son éventail s’appauvrissait mystérieusement, le maître des lieux dû adopter une réglementation rigoureuse : les jeunes clients ne pouvaient pas entrer en nombre, au maximum quatre étaient admis ensemble.

Monsieur René Castel fit l’acquisition du Café de la Plage à sa fermeture en 1976. L’établissement et quelques dépendances occupaient 400 m2 au sol. Le café, transformé et modernisé, rouvrit le 9 avril 1977 à l’enseigne de « l’Espadon ».

L’établissement présentait son côté “bar” sur la rue Saint-Yves, le rayon boulangerie - pâtisserie occupant le côté opposé. Un an plus tard un nouvel agencement intervenait, tout l’établissement, y compris l’étage, était transformé en bar.

En 2003, Monsieur Castel céda l’affaire à Monsieur Faouzi Berhou. Depuis 2006, Monsieur Guy Le Deunff, propriétaire du fonds de commerce, nous propose à « l’Ananas Café », outre le bar, la restauration rapide et les délices du glacier.
Informations recueillies auprès de Pierre LANSONNEUR et René CASTEL.

 3 « Le Grand Hôtel », « L’Hôtel des Bains », « La Restauration » 

Les "Echos de Plougonvelin" des mois de mai 2006 et juillet-août 2006, nous offraient une rétrospective de l’histoire de l’Hôtel des Bains et évoquaient, s’agissant du Grand Hôtel devenu IGESA (Village de Vacances des Armées), « le souvenir qu’il laisse dans les mémoires d’un établissement où l’élégance de la clientèle rivalisait avec le service de premier ordre qu’il proposait ».

C’était aussi l’occasion de ranimer, pour ceux qui y ont eu leurs “vingt ans”, des instants de gaieté, d’insouciance, de plaisirs, vécus au cœur du Trez-Hir au 20ème siècle : l’Hôtel des Bains et la Restauration.
En prenant le relais, le ‘’Domaine de Bertheaume’’ accompagne l’évolution de notre petite station.

Vous pouvez relire L’histoire de ces établissements

 4 Le Trez-Hir Bar

Situé en bordure de la place du Trez-Hir, il faisait partie d’un ensemble comprenant le Grand Hôtel, une autre maison appelée "Le chalet", et un grand hangar, situé au fond d’un parc planté d’arbres, ces grands arbres situés juste derrière la maison et qui nous faisaient trembler de peur à chaque tempête. Le tout appartenait à la famille de Kergariou, propriétaire du château de Trébabu.

Monsieur et Madame Jean Le Bonniec étaient les gérants de ce commerce appelé plus tard “Le P’tit Bar” par la plupart des clients, de 1938 jusqu’en 1969 année de départ à la retraite de Madame Le Bonniec.

« A la fois bar, avec allée de boules en bois, jeux de pétanque sur la place (avant qu’ elle ne devienne parking et que s’y construise la piscine Treziroise), jeux de cartes (la coinchée), fréquenté par les amis retraités et pêcheurs du Trez-Hir, restaurant ouvrier, épicerie, fruits et légumes, dépôt de pain, vente de billets des cars "Castel-Couture", ce commerce ne manquait pas d’activités et fonctionnait grâce au courage sans limite de maman et à la fidélité de nombreuses personnes dévouées : Soizic, Marcelle, Mimi, Anne-Marie, Simone, Jeannine, Jeannette...Tout cela sans le confort que nous connaissons aujourd’hui. » Après 1969 les familles "L. Le Person" et "F. Menguy" ont pris le relais durant quelques années jusqu’à ce que ce commerce soit vendu au Ministère de la Défense pour l’Action Sociale des Armées.
Confié à PHASE par Monique NERRIEC.

 5 Chez Mémé

La buvette de Bertheaume appelée "Chez Mémé Carambar" a été créée en 1954. Au départ on n’ y vendait que des gâteaux, des bonbons et des friandises. Les enfants, en vacances à la Colonie de Bertheaume, étaient de fidèles clients. Devenus adultes, plusieurs d’entre eux se faisaient un plaisir de venir revoir "Mémé" pour échanger de bons souvenirs.
Jusqu’en 1957, la cabane qui servait de buvette et qui était installée dans la partie territoriale du Fort, en surplomb de la plage, donc en terrain militaire, devait être démontée en septembre, la "saison estivale" terminée. Le transport se faisait à la brouette jusqu’au domicile familial, rue du Plateau. Mais à partir de cette date une autorisation a été délivrée qui permettait de la laisser en place d’une saison à l’autre.

A partir de 1960, le bâtiment fut agrandi, ce qui permit, en plus des friandises, la vente de crêpes, de frites et l’exploitation d’un bar avec une licence de quatrième catégorie.

En 1970, nouvel agrandissement, une terrasse est réalisée, un petit restaurant de vingt couverts environ accueille les vacanciers. Mémé y sert, entre autres, son "Kig a Farz" de fameuse réputation. Il faut signaler que ce commerce fonctionnait sans eau ni électricité. Tous les jours, à la tombée de la nuit, on allait remplir les bidons à « Feunteun ar C’had, » la fontaine du lièvre, on terminait la soirée en s’éclairant à la bougie. "Mémé" a tenu ce commerce 33 ans, de 1954 à 1987.
En 1987, toute l’affaire a été déplacée en bordure du parking de la plage de Bertheaume, "Mémé Le Person" en a continué l’exploitation 4 ans encore, jusqu’en 1991, puis elle a pris sa retraite. Un de ses enfants a poursuivi l’activité quelques années.
Madame Le Person est décédée en 2000 elle avait 79 ans, son mari Joseph, la même année, à 84 ans.
Confié à PHASE par Jean-Pierre LE PERSON.

 6 La Maison Rose

En 1913, la famille Floc’h achète un terrain sur les hauteurs de Bertheaume. Elle y construit une maison dont une partie servira de ‘’bistrot’’. Cette maison se trouve au croisement de la rue de Bertheaume et du Chemin de la Colonie. Elle était peinte en rose et avait des volets verts. Il n’y a pas si longtemps la propriétaire actuelle reçut encore du courrier adressé à ‘’La maison rose’’, bien que dès 1958 la maison fut peinte en blanc et qu’aujourd’hui elle soit gris-ciment.

Il faut savoir que sur le versant allant vers la plage, là où aujourd’hui se trouvent les installations de la Marine, existait, autrefois, un casernement de coloniaux. A cette époque, la "cantinière" avait droit de cité à la caserne, puis elle fut priée de cesser ses activités à l’intérieur du camp. L’occasion avait été belle d’ouvrir un bistrot à proximité. Cette maison avait une belle façade avec deux portes-fenêtres qui depuis ont été transformées en fenêtres.
Dans la partie EST se trouvait une salle ou l’on pouvait danser. En 1928 quand la famille Toby devint propriétaire des lieux, le bistrot n’existait déjà plus, l’activité ayant cessé avec le départ des troupes.
Confié à PHASE par Marie Louise Toby.

Publié dans les Echos de Plougonvelin de janvier 2009

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